Samuel Mayol, universitaire, Prix national de la Laïcité 2015, Secrétaire général du Comité Laïcité République 25 décembre 2025
[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]
"La commune a accueilli une conférence de Samuel Mayol sur la loi de 1905, dans le cadre du 120e anniversaire de la séparation des Églises et de l’État."
Lire "Journée de la laïcité à Pujols : la leçon de Samuel Mayol".
On aurait dit un parterre d’étudiants de grandes écoles face à un illustre conférencier. Vendredi 12 décembre au soir, à la salle des fêtes du Palay, tous les défenseurs de la laïcité étaient réunis pour entendre Samuel Mayol.
Le maître de conférences en sciences de gestion était l’invité de la municipalité, à l’occasion du 120e anniversaire de la loi de 1905. Durant près d’une heure, l’universitaire a fait avec éloquence l’historique de ce qui fut une véritable révolution à l’époque : la séparation des Églises et de l’État. Une loi portée par Aristide Briand, qui mettait notamment un terme au concordat, qui permettait jusque-là aux membres du clergé d’être rémunérés par l’État au même titre que ses agents, tandis que les édifices religieux devenaient la propriété de la nation.
Une loi qui viendra renforcer celle de 1882 de Jules Ferry, rendant l’enseignement gratuit, laïque et obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 13 ans.
Samuel Mayol a rappelé un aspect moins connu peut-être de la loi de 1905 qui a, à partir de sa promulgation, confié aux mairies le soin de tenir l’état civil (naissance, mariage, décès), pas encore les divorces, jusque-là aux mains des religieux.
Neutralité de l’État
La loi de 1905 permettra aussi de critiquer les religions, voire de blasphémer, à la condition de ne pas s’en prendre aux personnes. La laïcité c’est également l’assurance de la neutralité de l’État « qui n’a pas de religion ! », a martelé Samuel Mayol. Comme il a dénoncé l’attitude d’Emmanuel Macron et de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, qui ne furent pas toujours « aussi neutres envers la religion que leur statut de chef de l’État leur imposait ».
Quant au Général de Gaulle, « il fit aménager une chapelle au palais de l’Élysée pour assister, à l’abri des regards, aux offices religieux », a révélé l’orateur. Une information gardée secrète durant des années en vertu de la loi sur la laïcité qui avait été adoptée en France en 1905."


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