Revue de presse

Thomas, "incel" repenti : "C’est une haine de soi qui finit par se retourner vers l’extérieur" (Marianne, 7 août 25)

(Marianne, 7 août 25) 11 août 2025

[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]

"À 17 ans, Thomas s’interrogeait : pourquoi les filles ne s’intéressaient-elles pas à lui ? De forums en vidéos, il a découvert les thèses masculinistes et glissé vers la sphère des « incels » – les célibataires involontaires –, qui cultivent la virilité tout en « objectifiant » les femmes. Avec le recul, il explique son basculement. Puis sa prise de conscience.

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[...] Par exemple, ce concept de hiérarchie sociosexuelle, auquel j’ai cru sincèrement. L’idée que les femmes classeraient les hommes selon des archétypes : alpha, beta, sigma, omega… et que seuls les plus masculins avaient une quelconque valeur. J’étais censé être un « beta », donc condamné à être rejeté. Absurde, mais, à l’époque, ça me semblait logique. Ces théories expliquaient mes échecs. Et offraient une cible. Si je souffrais, c’était à cause des femmes. Ces discours déresponsabilisent. Ce n’est plus une difficulté sociale passagère, c’est la faute des autres. C’est ça, la mentalité incel : une haine de soi qui finit par se retourner vers l’extérieur. Je ne me revendiquais pas incel – le mot me paraissait trop radical – mais je partageais certains postulats. Je pensais que les femmes étaient injustes. [...]"


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