par Gilbert Abergel, président du Comité Laïcité République 16 décembre 2025

Tuer le juif. Où qu’il soit. Chez lui en cette terre qu’il croyait refuge. En diaspora, bien qu’historiquement attaché à une nouvelle terre d’accueil. Tuer le juif : une injonction multiséculaire portée par un fanatisme qui ne faiblit pas. Du pogromiste de Béeri fier d’avoir tué des juifs et s’en vantant au téléphone auprès de sa mère, au massacre de Sidney méthodiquement perpétré par un père et son fils, tuer le juif semble être la seule raison de vivre de ces barbares.
Nul alibi, nulle cause politique pour ce geste d’une inhumanité radicale, d’une sauvagerie qu’on a peine à attribuer à des êtres humains. Aucune des victimes de Sidney ne peut incarner la politique israélienne.
Quelle cause justifierait que l’on tire sur des hommes, des femmes, des enfants sinon celle du projet génocidaire nazi ? Les appels à la haine, au meurtre qui, de Paris à Sidney, sortent de la bouche d’imbéciles qui croient faire de la politique, qui prétendent soutenir ainsi la cause palestinienne ont trouvé là leur conclusion.
La réprobation unanime qui a fait suite à ce massacre ne doit pas occulter la responsabilité morale de ceux qui oublient que les mots peuvent tuer.
Saluons le courage de cet homme, ressortissant syrien qui désarme l’un des terroristes et ne le tue pas quand il aurait pu le faire, souhaitons qu’aucune voix au sein de notre République ne s’élève pour qualifier ce massacre d’acte de résistance et appelons nos concitoyens à la vigilance.
Gilbert Abergel,
président du Comité Laïcité République
Comité Laïcité République
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