19 juin 2026

De : CLR DROME ARDECHE <clr.drome.ardeche@gmail.com>
Objet : Votre prochain vote relatif à la loi sur la fin de vie
Date : 15 juin 2026 à 14:29:44
À : paul.christophle@assemblee-nationale.fr
Monsieur le Député de la Drôme,
Vous allez avoir à vous prononcer prochainement pour ou contre (comme vous l’avez fait lors de sa première lecture) voire vous abstenir, sur le vote définitif de la loi relatif à la fin de vie.
Je vous invite, si vous n’en avez pas connaissance, à visionner le témoignage bouleversant de Charles Biétry diffusé hier sur France 2, hier soir ( https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/je-veux-garder-ma-liberte-et-ma-dignite-jusqu-au-bout-charles-bietry-evoque-son-choix-de-la-mort-assistee-medicalement-en-suisse-3368581.html )
Atteint de la maladie de Charcot, il vous interpelle comme tous les parlementaires face aux femmes et aux hommes qui ne peuvent plus supporter leurs souffrances avec comme seules alternatives, pour celles et ceux qui en ont les moyens financiers, de s’exiler à l’étranger et pour les autres, le suicide avec toute la violence d’un tel acte pour soi-même et ses proches.
Quelles ques soient nos convictions religieuses ou philosophiques, son témoignage nous interpelle tous et toutes.
Cette loi, ce nouveau droit, initié par le Sénateur Henri CAILLAVET en 1978, n’empêchera pas les adeptes d’une religion de s’imposer les règles de leur dogme ou morale religieuse pour respecter leur conception sur la fin de vie.
La décision de mourir relève de la liberté de chacun d’entre nous en toute liberté de conscience comme le garantit l’article 1er de la loi du 9 décembre 1905 : « La République assure la liberté de conscience. »
Elle ne doit relever d’aucune autre décision que celle du sujet libre qui a le droit de demander non qu’on le laisse mourir mais bien qu’on l’aide à mourir dans la dignité s’il juge que l’heure est venue pour lui de quitter cette existence parce que vivre n’est plus qu’une longue souffrance sans espoir.
Ce droit nouveau constituera une avancée majeure dans l’exercice effectif de la liberté individuelle proclamée dans notre devise nationale.
Monsieur le député, l’urgence d’une loi de liberté sur la fin de vie n’est plus à démontrer et Il est impératif qu’elle soit votée le plus rapidement possible.
Nous ne manquerons pas de constater et de réagir tant au niveau local que national sur le résultat des votes qui seront exprimés.
Restant à votre disposition, recevez Monsieur le Député nos salutations républicaines et laïques.
Hervé Garnier
Comité Laïcité République Drôme-Ardèche
Voir aussi dans la Revue de presse la rubrique Fin de vie,
les éditos Fin de vie : les religions auront-elles le dernier mot ? (G. Abergel, 28 fév. 23), Le droit à mourir dans la dignité : un combat laïque (P. Kessel, 18 mars 10),
les communiqués du CLR Droit de mourir dans la dignité : le Comité Laïcité République dénonce le poids exorbitant des morales religieuses (10 oct. 03), Droit de mourir dans la dignité : un droit inaliénable pour tout être humain (15 oct. 04),
Avec la participation du CLR "Le modèle français d’accompagnement à la fin de vie doit permettre le suicide assisté et l’euthanasie" (Pacte progressiste sur la fin de vie, 2 oct. 23) dans Pacte progressiste sur la fin de vie,
la VIDEO Webinaire "Un droit fondamental : le droit à mourir dans la dignité" (CLR, 17 fév. 22), le Colloque "Fin de vie, la liberté de choisir" (CLR, Paris, 28 oct. 17),
dans les Initiatives proches ADMD, Terra Nova B. Poulet : "Je ne veux pas aller en Suisse" (tnova.fr , 2 mars 23) et dans les Liens Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Le Choix Citoyens pour une mort choisie
(note de la rédaction CLR).
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