Revue de presse

"A Sciences Po, la danse fait polémique" (Le Figaro, 12 déc. 22)

12 décembre 2022

[Les éléments de la revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]

"Propos discriminatoires, divergences sémantiques ou « folie woke » ? L’affaire dépasse le cadre de l’IEP.

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[...] Valérie P., professeur de danse, directrice d’une école située rue Falguière, dans le 15e arrondissement de Paris. « Avec regret », au prochain semestre, celle qui est elle-même diplômée de l’IEP n’assurera plus les cours de danse de salon qu’elle dispensait à des étudiants de la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume.

Que s’est-il passé ? Les versions divergent. Selon l’Institut, « plusieurs étudiants se sont plaints auprès de l’administration de propos sexistes, discriminatoires, dégradants et minimisant les violences sexistes et sexuelles, tenus de façon répétée par l’enseignante ». Sur Twitter, l’un de ces élèves, engagé auprès d’EELV et se présentant comme « éco-socialiste et éco-féministe », qualifie Valérie P. de « sexiste et homophobe », dénonçant « des propos déplacés à longueur de cours » et « un manque de professionnalisme criant qui mettait nombre d’entre nous mal à l’aise ».

Sciences Po a alors fait part à l’enseignante « de la nécessité de cesser ses propos à caractère discriminatoire, conformément à la loi et à notre charte de déontologie ». « Dans ce contexte, l’enseignante a indiqué à l’administration de Sciences Po qu’elle ne souhaitait pas poursuivre ses activités au sein de notre institution », conclut l’école.

Le son de cloche venu de l’enseignante et d’autres élèves est tout autre. D’abord, Valérie P. nie tout propos déplacé ou discriminatoire. « Cette excellente professeur est tout sauf homophobe et sexiste. Beaucoup de ses étudiants sont exaspérés par le fait que Sciences Po l’ait poussée à la démission », témoigne Dorian, président de la section du Printemps républicain de l’IEP.

Ensuite, si l’enseignante a bien elle-même mis fin à sa collaboration avec l’institut, c’est d’après elle parce qu’on lui demandait de remplacer les termes « homme » et « femme » par « leader » et « follower » (suiveur, NDLR). « La danse, ce n’est pas discriminatoire (…) Moi, je ne veux pas utiliser “leader” et “follower”. Sinon, c’est considérer qu’il y a une notion de soumission entre les deux rôles, ce qui n’est pas du tout le cas. Moi, je suis une femme, pas une followeuse », a expliqué Valérie P. au Figaro étudiant. [...]"

Lire "Sciences Po : la polémique enfle après le départ d’une prof de danse".



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