"Le gouvernement a publié un décret relatif à l’évaluation des connaissances requises pour obtenir la nationalité française.
[Le candidat "doit justifier d’une connaissance de la langue française caractérisée par la compréhension des points essentiels du langage nécessaire à la gestion de la vie quotidienne et aux situations de la vie courante ainsi que par la capacité à émettre un discours simple et cohérent sur des sujets familiers dans ses domaines d’intérêt."]
La langue française se composerait donc de "points essentiels" et non plus d’un vocabulaire ordonné par une grammaire. Les plumes ministériels raffolent du mot "gestion", ce qui ne les autorise pas à exiger d’un être humain la "gestion de la vie", fût-elle "quotidienne", ou même, plus loin dans le texte, "courante". Or, les candidats à la naturalisation seront jugés "sur la capacité à émettre un discours simple" (sic). Les rédacteurs du décret confondent la facilité d’émettre des sons avec la capacité de prononcer un discours. [...] Lorsqu’on demande à tout nouveau citoyen de s’exprimer dans notre langue, il semblerait séant de ne pas la maltraiter au point de la rendre inintelligible."
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